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« Mettre plus de 4000 amendes en 15 jours, c’est abusé » : ce policier déclenche la colère et divise tout un quartier sur sa méthode

Céline Mauduit Par Céline Mauduit
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« Mettre plus de 4000 amendes en 15 jours, c’est abusé » : ce policier déclenche la colère et divise tout un quartier sur sa méthode
Illustration de la démission d'un constable suite à un programme illégal de contraventions en Louisiane.
EN BREF
  • Un constable de Louisiane démissionne après avoir émis plus de 4000 contraventions en deux semaines.
  • Le programme a généré environ 600 000 € de revenus, mais a été jugé illégal par les autorités.
  • Le sénateur de l’État a exhorté les citoyens à ne pas payer les amendes, affirmant qu’elles étaient une « prélèvement d’argent ».
  • L’affaire soulève des questions sur la légitimité des dispositifs de contrôle de vitesse et leur impact financier.

Dans une paroisse de la Louisiane, un constable a mis en place une zone de contrôle de vitesse près d’une école, générant rapidement environ 600 000 € de revenus. Cependant, le bureau du constable n’était pas autorisé à émettre ces contraventions, ce qui a conduit à sa démission. Ce cas suscite des interrogations sur la légitimité des dispositifs de contrôle de vitesse et met en lumière les enjeux financiers qui peuvent en découler. Il s’agit d’une affaire qui pourrait bien faire jurisprudence quant à l’utilisation de ces dispositifs dans d’autres juridictions.

Un programme controversé de contrôle de vitesse

En octobre 2024, Ron Tetzel, alors constable de la Ward 2 en Louisiane, a commencé à exploiter une zone de contrôle de vitesse à proximité d’une école locale. En l’espace de deux semaines, plus de 4000 contraventions ont été émises, rapportant environ 600 000 €. Cette somme devait être répartie entre le bureau du constable, la société de caméras de vitesse et le district scolaire. Cependant, ce programme de contrôle de vitesse a rapidement été qualifié de « prélèvement d’argent » par les autorités locales et les citoyens.

La controverse a été amplifiée lorsque les citoyens ont appris que le bureau du constable n’avait pas l’autorité légale pour émettre ces contraventions. En effet, Tetzel n’avait pas établi d’accord de coopération avec le conseil scolaire, une exigence légale pour ce type d’opération. Ce manquement a conduit les autorités locales à déclarer ces contraventions illégales, incitant les citoyens à ne pas payer les amendes.

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Réactions des autorités et des citoyens

La situation a rapidement attiré l’attention des médias et des politiciens locaux. Le sénateur de l’État de la Louisiane, Caleb Kleinpeter, a pris position en déclarant à la presse que le système de contraventions mis en place par Tetzel était illégal. Il a exhorté les citoyens à ne pas payer ces amendes, et a promis de travailler avec le procureur général pour s’assurer que ceux qui avaient déjà payé seraient remboursés.

Les citoyens, souvent critiques vis-à-vis des dispositifs de contrôle de vitesse, ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils percevaient comme une tentative de générer des revenus au détriment de la justice. Le cas de Ron Tetzel a mis en lumière les tensions entre la nécessité d’assurer la sécurité routière et la perception de ces dispositifs comme des outils de collecte de fonds.

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Les motivations derrière le programme

Dans sa lettre de démission, Ron Tetzel a expliqué que son objectif était de transformer son bureau en une entité de service fonctionnelle. Il a souligné les difficultés financières auxquelles il était confronté, notamment un salaire mensuel de seulement 380 €, et l’obligation d’utiliser ses propres ressources pour mener à bien ses fonctions. Tetzel a exprimé le désir d’utiliser les recettes générées par le programme pour financer un bureau à plein temps et pour acquérir les équipements nécessaires à sa mission.

Il a admis que le programme de contrôle de vitesse avait été conçu en partie pour lever des fonds. Cependant, il a également souligné qu’il n’avait jamais eu l’intention de s’enrichir personnellement grâce à cette opération. Tetzel a exprimé sa frustration face au manque de ressources disponibles pour les constables et le besoin de solutions innovantes pour surmonter ces défis.

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Conséquences et perspectives d’avenir

La démission de Ron Tetzel et la controverse qui l’entoure soulèvent des questions importantes sur l’avenir des dispositifs de contrôle de vitesse. Les autorités locales devront envisager des mesures pour garantir que de telles situations ne se reproduisent pas. Cela pourrait impliquer des réformes législatives pour clarifier les autorisations nécessaires pour mettre en place ces dispositifs.

En outre, cette affaire pourrait inciter d’autres juridictions à réévaluer leurs propres programmes de contrôle de vitesse, afin de s’assurer qu’ils sont conformes à la loi et qu’ils servent réellement l’intérêt public. Les leçons tirées de cette affaire pourraient également influencer la manière dont les dispositifs de sécurité routière sont perçus et mis en œuvre à l’avenir.

L’affaire Ron Tetzel illustre les défis complexes liés aux dispositifs de contrôle de vitesse et à leur mise en œuvre. Quels enseignements les autres juridictions tireront-elles de cette situation pour éviter de futures controverses similaires?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Céline Mauduit

Modèles, technologie et culture BMW

Céline Mauduit

Céline Mauduit a débuté en secrétariat de rédaction dans une revue professionnelle de l'après-vente automobile, où elle relisait des pages de tarifs et de nomenclatures. Elle couvre aujourd'hui l'actualité de la marque, les lancements et les concept-cars, avec un suivi serré des calendriers de production. Elle fait ses trajets à Strasbourg à vélo, quelle que soit la météo.