Actualités

« Incroyable résurrection » : Cheetah Transporter renaît après 50 ans d’oubli pour une restauration spectaculaire

Céline Mauduit Par Céline Mauduit
4 min de lecture
« Incroyable résurrection » : Cheetah Transporter renaît après 50 ans d’oubli pour une restauration spectaculaire
Illustration de la restauration du Cheetah Transporter à son état d'origine.
EN BREF
  • Le Cheetah Transporter est un véhicule unique datant des années 1960, conçu pour transporter des voitures de course.
  • La restauration actuelle vise à retourner à sa configuration originale, avec un empattement court et sa carrosserie authentique.
  • Des photos d’époque aident à reproduire fidèlement le design originel, crucial pour l’authenticité du projet.
  • Le projet soulève des questions sur l’équilibre entre préservation historique et innovation moderne dans la restauration automobile.

Le Cheetah Transporter, un véhicule unique en son genre, suscite encore aujourd’hui l’intérêt des passionnés d’automobiles classiques. Conçu initialement dans les années 1960 pour transporter des voitures de course, ce véhicule a traversé les décennies sans jamais achever sa transformation en version longue prévue. Aujourd’hui, il est question de le restaurer à son état d’origine, une décision motivée par le désir de préserver l’histoire automobile. Ce projet de restauration soulève des questions fascinantes sur la manière dont nous percevons et préservons notre patrimoine mécanique.

Un retour aux sources

La décision de restaurer le Cheetah Transporter à sa configuration d’origine marque un tournant décisif dans son histoire. Geoff Hacker, propriétaire du véhicule depuis 2006, a choisi de revenir à la version à empattement court. Selon lui, c’est une manière de respecter l’héritage historique du véhicule. L’importance de la photographie d’époque a influencé cette décision. Les images disponibles du Transporter original sont abondantes, ce qui facilitera le travail de restauration. Le choix de revenir à l’empattement court est également une réponse aux préoccupations de sécurité, le projet d’origine visant à rendre le véhicule plus stable.

La version originale du Transporter, avec son empattement réduit à 2,39 mètres, était inspirée par le transporteur Mercedes-Benz Rennabteilung de 1954. Ce dernier avait été conçu pour transporter des voitures de course sans remorque. Le Cheetah Transporter devait remplir une fonction similaire sur les circuits de la Californie du Sud. Toutefois, il n’a jamais été produit en série, en partie à cause de son coût élevé estimé à 16 000 dollars de l’époque.

« Je conduis encore une vieille essence » : Elon Musk choque tout le monde en révélant les voitures surprenantes qu’il garde dans son garage privé

Une construction innovante

Le processus de construction du Cheetah Transporter a mobilisé des compétences variées. Norman Holtkamp, son créateur, a utilisé le châssis d’une Mercedes-Benz W188 300 S endommagée. Il a choisi ce modèle en raison de son système de suspension auto-nivelant, parfait pour le transport de charges lourdes. La carrosserie a été réalisée avec des panneaux en aluminium façonnés par Troutman et Barnes. Ils ont conçu une cabine avant minimaliste et un arrière aérodynamique, intégrant des caractéristiques telles que des réservoirs de carburant et un treuil.

Le choix d’un moteur Chevrolet 283 V8 et d’une boîte manuelle à trois vitesses a conféré au véhicule une puissance notable. Malgré cela, le Transporter a rencontré des problèmes de stabilité. Ses endos fréquents ont poussé Holtkamp à envisager des modifications, dont un allongement de l’empattement et l’ajout de freins à disque. Malheureusement, ces modifications n’ont jamais été achevées.

« C’est une insulte à Ferrari » : ce monstre au V6 brutal et à prix Dacia affole les puristes de la F40

Un passé tumultueux

Après plusieurs changements de propriétaires, le Cheetah Transporter a survécu à de nombreux aléas. L’un des événements les plus marquants a été le tremblement de terre de San Fernando en 1971, qui a endommagé le bâtiment où le véhicule était entreposé. Miraculeusement, le Transporter n’a subi qu’un léger dommage. Au fil des ans, il a changé de mains, passant par des collectionneurs et des entrepreneurs automobiles, mais est resté en grande partie non restauré.

Jim Degnan, un collectionneur de voitures de course, a acquis le véhicule en 1987. Il a réussi à le faire fonctionner avec un moteur Chevrolet 350 et une transmission automatique. Cependant, son projet de restauration n’a pas abouti. Ce n’est qu’après son acquisition par Geoff Hacker que le Cheetah a trouvé une nouvelle chance d’être restauré et remis sur la route.

Marques, influenceurs, pilotes… Acheter-des-Fans.com, leur arme secrète pour exploser leur influence sur les réseaux sociaux

Le projet de restauration actuel

Le projet de restauration mené par Geoff Hacker et son partenaire Rick D’Louhy est ambitieux. Ils prévoient de rétablir l’empattement court et de moderniser certains aspects techniques du véhicule. L’équipe de J.R.’s Speed Shop en Floride est chargée de cette tâche complexe. Les photographies historiques seront cruciales pour reproduire fidèlement la carrosserie originale de Troutman et Barnes.

Geoff Hacker envisage d’équiper le Transporter d’un moteur Chevrolet 383 stroker et de conserver la transmission automatique. La restauration devrait durer quelques années et aboutir à une exposition du véhicule. Hacker n’exclut pas d’utiliser le Transporter pour des voyages, notamment à Bonneville. Ce projet pose une question intrigante: comment les restaurations peuvent-elles équilibrer authenticité historique et innovations modernes?

La restauration du Cheetah Transporter soulève des questions intéressantes sur la préservation du patrimoine automobile. Comment décider des éléments à conserver ou à moderniser? Quelle place pour l’authenticité dans un monde où la technologie évolue constamment? Ces interrogations sont au cœur du projet de Geoff Hacker, et elles résonnent avec les défis auxquels font face tous ceux qui s’efforcent de préserver notre histoire mécanique. Quelle sera l’issue de cette restauration et comment influencera-t-elle notre perception des véhicules classiques?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.
Céline Mauduit

Modèles, technologie et culture BMW

Céline Mauduit

Céline Mauduit a débuté en secrétariat de rédaction dans une revue professionnelle de l'après-vente automobile, où elle relisait des pages de tarifs et de nomenclatures. Elle couvre aujourd'hui l'actualité de la marque, les lancements et les concept-cars, avec un suivi serré des calendriers de production. Elle fait ses trajets à Strasbourg à vélo, quelle que soit la météo.